Dernier numéro de PC4WAR. Ce fut une belle expérience.

 

 

Far Cry 3

Comme un parfum de liberté. Par John Kelly.

Genre : FPS ouvert.

Développeur : Ubi Soft Montréal, Reflection, Shanghai et Massive Entertainment.

Editeur : Ubi Soft.

Site officiel : http://far-cry.ubi.com

En 2004 Far Cry, premier titre de Crytek (Crysis) était un véritable benchmark pour la Geforce 3. En plus de proposer une IA correcte et une bonne durée de vie. En 2008, Ubi Soft Montréal remet le couvert dans un second opus moyennement convaincant prenant place en Afrique et introduisant un système de propagation des flammes crédible. Quatre ans plus tard nous revoilà à pleurer lointainement avec ce troisième opus dans lequel on repart dans le Pacifique. Visite guidée de ce qui pourrait être le meilleur FPS de l’année…

Vaas ist das ?

Tout aurait bien pu se passer : vos deux frères, votre petite amie,  un groupe d’amis, une destination paradisiaque, des boites de nuit bondées et du sport extrême... de vraies vacances pour de jeunes californiens. Oui mais c’était sans compter sur la présence d’une armée de pirates dirigée par un psychopathe sanguinaire : Vaas Montenegro. Vaas n’est pas un comique, la preuve, le jeu est déconseillé aux moins de 18 ans (mais faisons confiance aux parents pour faire fi de cette recommandation et on devrait trouver de très jeunes joueurs devant FC3…), et cela se comprend lorsqu’on flirte avec les drogues, la violence et un langage fleuri à longueur de partie. Et cela commence fort : capturé par les pirates, vous (Jason Brody) tentez de vous échapper avec votre frère aîné mais celui-ci est froidement exécuté puis Vaas vous donne cinq secondes d’avance avant de lancer une chasse à l’homme intense qui se terminera par la rencontre de l’ethnie locale des Rakyat, qui verra en vous un sauveur potentiel.

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Vaas, votre gentil hôte.

Loin du Jack Carver, ex-membre des forces spéciales du premier opus ou du mercenaire endurci de Far cry 2, vous campez un parfait quidam, certes sportif mais peu rompu aux arcanes du combat. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, et dans FC3, c’est en se faisant tatouer que l’on devient un parfait guerrier capable de trancher des gorges en série et de mettre l’archipel de Rook Islands à feu et à sang pour retrouver sa chérie et ses amis. En effet, au gré des gains d’expérience, vous débloquez des compétences divisées en trois branches qui se matérialisent sur l’avant-bras gauche du héros. On constate alors progressivement la mutation de Jason, qui s’endurci peu à peu au point de devenir aussi cruel –voir pire-  que l’adversaire qu’il combat.

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La chasse est obligatoire pour crafter des objets.

Couteau suisse.

Loin de se cantonner à un scénario duquel on ne peut se défaire, FC3 offre une multitude de choses à accomplir. Chercher les tours de communication et les remettre en service débloque la carte de l’archipel, nettoyer les avant-postes pirates donne le contrôle aux Rakyat et limite les patrouilles ennemies, courses contre la montre, livraisons, chasse, parties de poker, assassinats, la liste des occupations annexes est longue. Ouf, Ubi a retenu la leçon : terminé les checkpoints  de FC2 qui voyaient réapparaitre les méchants dès qu’on s’en éloignait de 100 mètres ! Terminées également les armes qui se désintègrent au bout de deux chargeurs, on peut se concentrer sur les tâches à accomplir.

FC3 tourne sur les machines modestes mais il serait dommage de se passer des options graphiques en mode DX 11 ultra tellement l’archipel est beau. Je n’avais rien vu de si convaincant depuis Crysis et ces îles sont clairement la cheville ouvrière du jeu. La vie y bat son plein, les troupeaux de bestioles diverses s’y ébattent, les prédateurs chassent, les plantes ne demandent qu’à être récoltées puis transformées en solution injectable, les peaux servent à augmenter les capacités de transport de Jason, les civils et les miliciens font leur vie, circulent, parlent etc. L’ambiance sonore n’est pas en reste et les doublages sont parfaits.

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Le feu se propage de manière plutôt convaincante.

Je dis OUI !

Malgré quelques petits défauts, Far Cry 3 s’impose comme référence du FPS bac à sable : liberté d’action, monde vaste et vivant, histoire et personnages prenants, on est loin des Call of Honnor 8 proposant 5 heures de jeu solo dans un couloir repli d’ennemis aussi nombreux que stupides. Cela fait 30 heures que je parcours l’archipel sans me servir des déplacements rapides et en explorant à fond,  et je suis loin d’avoir fait le tour des deux îles ; mais bien entendu, les joueurs un peu moins patient se contenteront de boucler la trame principale en une quinzaine d’heures. Ajoutez à cela un mode coopératif malheureusement peu convaincant mettant en scène une nouvelle île, un multi nerveux et intéressant avec la possibilité de créer ses propres cartes et la boucle est bouclée ! Je pourrais parler de Far cry pendant des heures mais la place manque. Je vous laisse découvrir son univers riche et varié, il me reste quelques amis à libérer !

 

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Les vestiges japonais sont nombreux.

Note : 5/5

Les + :

-Liberté quasi-totale.

-Scénario et jeu des acteurs.

-Les îles.

-Immersion.

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Le mode coop, un simple défouloir pas vraiment addictif.

 

 

Les - :

-Distance d’affichage un peu faible pour nos PC modernes.

-Encore quelques bugs récurrents.

-Des lourdeurs dans l’interface.

 

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 Malgré la beauté du paysage, les vacances sont terminées.



Beta version

The War Z

L’enfer, c’est les autres. Par John Kelly.

Genre : survie en ligne.

Développeur : Hammerpoint Interactive.

Editeur : OP Productions

Site officiel : www.thewarz.com

Nous vous en parlions dans le dernier numéro, DayZ a de la concurrence et elle se nomme The war Z. Nous avons eu accès, et pas grâce aux développeurs, à une partie de l’Alpha et de la Beta afin de pouvoir jauger ce titre aux caractéristiques ambitieuses reprenant le moteur de jeu de War Inc. Puis le jeu fut disponible sur Steam mi-décembre avant d’être retiré par Valve. Le point sur une arnaque ?

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Bon, je suis seul, il fait nuit et j'ai peur.

 

Sac à dos, sac à dos !

Quand tout part à veau l’eau et que tous nos amis se sont transformés en créatures avides de sang, il faut survivre. Et pour survivre, il faut trouver du matériel (communément appelé loot), de la nourriture, de l’eau, un abri. The War Z vous donne donc l’occasion de mettre votre instinct de survie à l’épreuve en parcourant une carte à la recherche de loot tout en évitant les zombies et les autres joueurs. L’idéal serait de former une équipe afin d’être plus fort que les zombies mais nous verrons que c’est parfois peine perdue à moins de jouer entre amis. Armé d’une lampe torche, quelques bandages et une barre de céréales, vous apparaissez aléatoirement sur la carte et il est temps d’explorer les environs à la recherche de quoi survivre. Armes, boisson et nourriture, sac à dos plus volumineux ou couvre-chef improbable, c’est de caravane abandonnée en station de ski fantôme, en passant par la base militaire, que vous devrez vous faufiler. Il existe des « safe zones » dans lesquelles il est possible d’accéder à un inventaire global sauvegardé sur le profil de votre personnage actif afin d’y prendre ou d’y déposer du loot. Oui, il est possible, et même obligatoire, d’avoir plusieurs personnages, la mort étant inévitable il faudra jongler avec différents avatars.

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Le premier terrain de jeu, malheureusement vite surpeuplé.

Cerveau lent.

Dans un jeu de survie se déroulant en pleine apocalypse durant laquelle des zombies parcourent la planète et dont le but est de vous grignoter le foie, on pourrait se dire que le plus grand challenge réside dans l’emmagasinement de ressources et la recherche d’un havre de paix. On pourrait même ajouter que les zombies devraient vous inspirer une terreur indicible au point de vouloir les éviter à tout prix mais au moment ou un patch rendait les « Z » plus dangereux, une partie de la communauté est allé pleurer sur le forum officiel et a obtenu gain de cause…

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Lâche-moi ! J'ai pas de cerveau !

En fait, le plus grand challenge dans The War Z, c’est de supporter la stupidité d’un nombre important de joueurs. Entre les « bandits », les tricheurs profitant des failles du jeu et des logiciels de hack pour (surprise !) tuer tout le monde ou acquérir du loot plus facilement ou encore les petits malins qui font ami-ami pour mieux vous mettre un coup de marteau derrière les oreilles à la première occasion, il est bien difficile de s’immerger dans ce qu’on aurait pu prendre de prime abord pour un PvE (joueur contre environnement) plutôt coopératif. En gros, en attendant les serveurs privés dédiés au roleplay, the War Z n’est qu’une arène ou les joueurs s’affrontent : il n’y a aucun but, aucune quête, aucun PNJ proposant des missions. Cela dit, c’est simplement la nature humaine : constituez un groupe et cela tournera invariablement en concours de qui à la plus grosse (arme bien entendu !). Si vous recherchez plutôt une ambiance survival et préférez éviter les gens, connectez-vous aux heures les moins fréquentées et choisissez un serveur peu peuplé. Mi-décembre un patch a augmenté le nombre des mangeurs de cervelle, faisant des villes et villages des lieux enfin dangereux lorsque l’on s’y promène seul. Puis ce fut le tour du patch qui fait passer le temps de respawn d’un avatar de une à 4 heures, et ce juste après la mise à disposition du jeu sur Steam (à grand renfort de publicité mensongère), bien sûr, un objet payant permettait de revenir plus tôt, énième tentative d’extorquer de l’argent avant que Hammerpoint ne revienne en arrière…

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Il arrive parfois de tomber sur des gens sympa.

Un avenir encore incertain.

Une chose est certaine, The War Z fait parler de lui que ce soit en bien ou en mal ; entre bugs, patches aux fonctionnalités discutables, coups de gueule et comportement du producteur du jeu (remplacé d’ailleurs par un autre membre du staff, Johnny Truant, qui semble bien mériter son nom) et communauté regroupant le meilleurs comme le pire, il laisse rarement indifférent. Sur le papier de nombreuses fonctionnalités sont prévues (véhicules, météo dynamique, fabrication d’objets…) mais le doute est de plus en plus grand après les messages des producteurs : si le jeu ne rapporte plus d’argent, le développement s’arrête. Disponible sur le site officiel au prix de départ d’une douzaine d’Euros auxquels en théorie vous ne serez pas obligé de rajouter quoi que ce soit pour jouer, The War Z  pourrait s’avérer un très bon jeu grâce à son ambiance et ses mécanismes assez arcade, mais tout réside dans les choix futurs de l’équipe de Hammerpoint , et ce n’est malheureusement pas pour nous rassurer. Je vous conseille d’attendre les tests de versions plus abouties avant de dépenser vos Euros, à part si vous souhaitez soutenir le projet…

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Le kit du survivant.

Pour ma part, il ne me reste plus qu’à vous remercier pour ces quelques années passées à vos côtés par l’intermédiaire de PC4WAR, si décembre 2012 ne fut pas la fin du monde, ce fut néanmoins la fin d’une aventure riche d’enseignements. Je remercie également Guillaume pour sa patience et ses conseils, Harvester pour les nombreuses relectures et enfin O.B., rédac’ chef d’un canard à scandale  pour ses nombreux coups de main (comme quoi il reste une once de solidarité dans la presse vidéo-ludique). Bonne route à vous amis lecteurs, et peut être à bientôt !

 

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Pas toujours évident de se balader seul en ville.

 

Addendum 24 août 2013 :


Le jeu est sorti depuis de nombreux mois, il a même été renommé après la sortie du film World War Z et s'intitule désormais Infestation : Survivor stories.


Le jeu est encore et toujours vérolé par des imbéciles qui vous attendent au spawn pour vous mettre une balle afin de vous looter un granola, de tricheurs, et j'en passe... A moins d'avoir des amis ou un serveur privé, cela ne vaut même pas les soldes STEAM...