Dragon Age Origins, Awakening.

Un réveil difficile. Par John KELLY

Genre : Jeu de rôle-action

Développeur : BioWare

Editeur : Electronic Arts

Site officiel : http://eu.dragonage.com

 

Après nous avoir gratifiés de quelques contenus téléchargeables (DLC) payants de qualité discutable (on pensera surtout à Retour à Ostagar), Bioware nous propose enfin une vraie extension pour Dragon Age Origins (DAO) avec Awakening. Peut on se passer de cet add-on ? Verra-t-on enfin Harvester en slip ? Les réponses dans les lignes qui suivent.

Il était une fois.

L'intrigue d'Awakening prend place directement après la fin de DAO. Grâce à vous le trône de Ferelden est occupé par votre protégé et l'archi-démon qui menait l'armée de Darkspawn (les Engeances, créatures transformées par la corruption de leur sang) n'est plus de ce monde. Les dernières bandes se sont éparpillées, chassées par les armées Elfes, Naines et Humaines que vous avez précédemment unifiées. Tout est donc sensé être paradisiaque et vous pouvez désormais prendre possession de la forteresse de Vigil's Keep, ancienne demeure du traître Howes, afin d'en faire le quartier général des Grey Wardens (Gardiens de l'Ombre). C'est donc confiant et guilleret que vous prenez la route vers le nord et la province d'Amaranthine accompagné de votre guide, mais les événements prennent vite une tournure moins idyllique car il semblerait que quelque chose ou quelqu'un ait pris la place deleader des Darkspawn.

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En voilà un qui n'a pas une tête de porte-bonheur.

Le slip, c'est chic.

Awakening nécessitant d'avoir DAO déjà installé, vous pouvez choisir d'importer un personnage d'une de vos sauvegardes de l'intrigue précédente (même si vous aviez décidé de vous sacrifier face à l'archi-démon) ou créer de toutes pièces un avatar niveau 18.

Dans le premier cas néanmoins, si votre niveau est supérieur à 18 il est rabaissé jusqu'à cette valeur. L'inventaire est également conservé, à l'exception de bon nombre de DLC (armes, armures, objets magiques). Nous avons ainsi commencé l'aventure au milieu d'un chemin, désorienté, démuni et en slip, tel Harvester un lendemain de festival Métal ! Ainsi équipé d'un heaume et de gants, seuls objets conservés sur notre personnage, il a fallu composer avec une meute de Darkspawn venant nous souhaiter la bienvenue dès les premières secondes de jeu ! Un peu moyen de ne pas avoir conservé tous les équipements téléchargés, surtout quand on perd des DLC officiels, telle que l'armure du Dragon.

Dans le second cas, vous retrouvez le système de création de personnage déjà connu et distribuez vos points de personnage et vos compétences jusqu'à atteindre le fameux niveau 18 requis pour l'extension.

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A part les muscles, le casque et les gants, il s'agit d'une reproduction fidèle d'Harvester !

Quoi de neuf sous le Soleil d'Amaranthine ?

Nous ne parlerons pas de technique dans ce test car tout est identique au jeu de base au bouton près et Awakening jouit de la même qualité graphique que son grand frère. Le jeu s'enrichit néanmoins de quelques classes secondaires et des compétences associées ainsi que de nouveaux sorts aux effets intéressant. Seul élément novateur, la possibilité de créer des runes améliorant armes ET armures à condition de posséder un personnage compétent dans l'art de graver ces runes. Il est cependant dommage de ne pas avoir conservé les capacités spéciales débloquées dans le DLC de la tour des Ombres, qui apparaissent bien dans le menu de capacités mais qui deviennent non fonctionnelles.

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Les décors sont toujours aussi fouillés.

Contrairement à DAO, impossible de découvrir quoi que ce soit sur vos compagnons entre les quêtes en venant leur parler. Ici tout se fera en temps voulu, vos aventuriers venant spontanément vous parler lorsque certains événements surviennent. Dommage car ce genre d'interactions était un point fort de Dragon Age. Exit également la drague et les petits bisous au coin du feu, l'heure est grave et il n'y a plus de temps pour la bagatelle ! Cependant, les joutes verbales entre les membres du groupe sont toujours d'actualité, ainsi que leurs remarques acerbes sur les choix que vous pouvez prendre. Charge à vous d'entretenir leur loyauté en leur offrant des cadeaux et en agissant dans leur sens, mais il est souvent difficile de plaire à tous ! On regrette l'absence des personnages de la campagne de base ou la non-continuité de certains événements importants mais quelques surprises sont au programme et les nouveaux venus sont tout aussi attachants/énervants (barrez le terme superflu !).

 

04On retrouve avec plaisir certains visages connus.

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Vigil's Keep, havre de paix…

Excellente idée par contre, la possibilité de faire varier le cours des évènements en prenant certaines décisions concernant la gestion de vos troupes (après tout, vous êtes le chef des Gray Wardens !) et de votre budget. Il est également conseillé de parler avec les différents artisans ou marchants présents dans l'enceinte du fort afin de déterminer comment améliorer armes et armures pour vos soldats ou même la solidité de votre mur d'enceinte face aux attaques de Darkspawn, souvent en découvrant un gisement de métal ou de pierre et en en rapportant un échantillon à qui de droit. Vigil's Keep est également le siège de votre autorité et fait office de "campement" dans lequel vous avez accès à vos conseillers et où vous pouvez stocker l'équipement superflu (pas besoin d'un DLC cette fois). Attention cependant à la jalousie de vos voisins, certains notables voyant d'un mauvais œil débarquer le Héro de la guerre contre le Blight (l'Enclin), il vous faut redoubler de vigilance pour éviter de se retrouver avec une dague plantée entre les omoplates. Pour finir, charge à vous de rétablir les routes commerciales en nettoyant les grands axes de communication, mais rien n'est facile tant le nombre d'obstacles sur votre chemin est important.

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Vos conseillers, fidèles ? Ou pas...

…avant la guerre !

Car Awakening est définitivement orienté vers le combat. Pas de grands discours comme dans DAO, ici les différents se règlent à coups de hache et on a rarement l'occasion d'essayer de résoudre les crises par le dialogue. La province d'Amaranthine est peuplé de brigands et autres créatures de toutes sortes, et si le simple nom des Grey Warden peut suffire à calmer le jeu, la plupart de vos opposants se font un plaisir d'essayer de vous couper en rondelles.

On en veut encore !

C'est donc avec un petit goût d'amertume que nous avons terminé Awakening. Car si l'histoire reste dans l'esprit de DAO, la partie « gestion » de la forteresse et de ses problèmes ne réussit pas à équilibrer l'orientation plus combat que dialogue et les interactions sociales moins poussées avec nos équipiers. Cependant nous avons ressenti ce petit pincement au cœur déjà éprouvé lors de la fin de l'histoire précédente, preuve indéniable que l'univers du jeu et l'attachement à son personnage sont des facteurs d'intérêt notables. Si vous avez aimé DAO il ne fait aucun doute que vous aurez plaisir à parcourir la province d'Amaranthine durant la quinzaine d'heures nécessaire pour terminer cette première vraie extension. Nous espérons de tout cœur qu'il y en aura d'autres !

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Dragon Age c'est avant tout un travail d'équipe.

 

Note : 7/10

Qualités :

-Ambiance toujours là.

-Histoire originale.

-Possibilité d'utiliser le personnage de la campagne initiale.

Défauts :

-Moins d'interactions avec votre équipe.

-Malheureusement trop court.

Configuration minimale :

-Avoir installé Dragon Age Origins

-La même que pour DAO.

-4Go d’espace disque.

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On dirait qu'il va y avoir de la bagarre.

 

 




 

TOM CLANCY’S SPLINTER CELL CONVICTION

Le retour du fils de la revanche. Par John KELLY

Genre : Action-infiltration.

Développeur : Ubi Soft Montréal.

Editeur : Ubi Soft.

Site officiel : http://splintercell.fr.ubi.com/conviction

Alors que depuis 2002 Ubi Soft surfait sur la vague du succès de Splinter Cell avec un jeu par an (Pandora Tomorrow en 2004, Chaos Theory en 2005 et Double Agent en 2006), il semblait bizarre que l'on reste si longtemps sans nouvelle de notre agent d'Echelon 3, Sam Fisher. Mais Ubi Montréal a voulu faire les choses bien et renouveler la licence en prenant son temps pour développer Splinter Cell Conviction, au risque de s’attirer les foudres des fans de la série. Voyons si le pari est réussi pour l’équipe Québécoise…

My name is Fisher, Sam Fisher…

Pour ceux qui auraient passé les huit dernières années loin de l'univers du jeu vidéo, Sam Fisher est le meilleur agent de l'organisation gouvernementale américaine Echelon 3. Dans les quatre épisodes précédents, Sam était un simple exécutant, remplissant aveuglément les missions qui lui étaient confiées par ses supérieurs, s'infiltrant dans les places fortes les mieux défendues et tuant sans état d'âme ceux qui se dressaient sur son chemin.

Mais les temps ont changé, Fisher ne fait plus partie d'Echelon 3 et sa fille Sarah a été assassinée. Dès lors il met toute son énergie et sa hargne à trouver les exécutants et les commanditaires de ce meurtre. Au début de la campagne solo, nous retrouvons Sam à Malte où il a pisté un malfrat bien connu, mais celui-ci se terre dans son hôtel particulier grouillant de gardes et il sait qu'il est traqué. Charge à vous de diriger l'ex-agent secret et de soutirer les informations détenues par le méchant pour continuer l'enquête menant au cerveau de l'histoire.

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La mine enjouée de Sam en dit long sur son état d'esprit.

Une nouvelle orientation.

Vengeance et colère obligent, cet opus de Splinter Cell est plus dynamique, plus brutal et violent car Sam VEUT des réponses, et il est bien déterminé à arriver à ses fins en usant de tous les moyens à sa disposition. Et cette violence est bien signifiée sur la boite de jeu, avec un joli logo «déconseillé aux moins de 18 ans ». Le ton est donné : Sam ne vient pas pour enfiler des perles et la brutalité fait clairement partie de ses options ! Néanmoins il est possible de rester un brin subtil car l'infiltration reste l'atout principal de Fisher. Il est souvent vital de ne pas se faire repérer, et si cela ne constitue pas un problème la nuit dans une usine abandonnée, le défi est de taille lorsqu'on doit se faire discret en plein jour ou dans une fête foraine bondée ! Pour savoir si le personnage est bien dissimulé, il vous suffit de regarder votre écran : si l'image est normale vous êtes visible, si elle bascule en noir et blanc, vous êtes dissimulé. Les couverts sont bien gérés et laisser le bouton droit de la souris appuyé permet de se mettre à l'abri derrière les éléments du décor.En tournant le regard vers un autre élément et en appuyant sur espace, Sam saute de couvert en couvert. Idéal pour une progression discrète ou un contournement lors d'un échange de coups de feu. Ajoutez à cela la possibilité de grimper aux gouttières et autres canalisations, de passer par les fenêtres et de s'accrocher aux chambranles pour surprendre l'ennemi, de grimper dans les faux plafonds ou sur les toits des cabanes pour ensuite fondre silencieusement sur votre proie et vous avez un échantillon représentatif des mouvements possibles.

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Les flashbacks remontent parfois à loin.

Lorsque vous êtes repéré par les hostiles, votre dernière position connue apparaît alors sous la forme d'une silhouette blanche, vous pouvez alors changer discrètement d'emplacement et laisser venir l'adversaire à vous, ou tout simplement l'attirer pour le contourner et continuer votre chemin. Autre nouveauté, la possibilité de marquer deux ou trois cibles (ennemi ou objet interactif à leur faire tomber dessus) puis d'enchainer les tirs à l'aide d'une simple touche, laissant vos adversaires sans possibilité de riposte. Cette technique de « marquer et exécuter » est accessible après avoir éliminé un ennemi au corps à corps. A certains moments du jeu, vous avez accès à des gadgets qui vous facilitent grandement la vie (grenades, mines...) et aux lunettes de vision infra-rouge à scanner intégré (tout un programme) qui permettent de détecter les lasers de sécurité et les ennemis même au travers des murs. Attention cependant, si vous bougez l'image devient floue. Mais si vous souhaiter laisser de côté la discrétion, vous pouvez utiliser à outrance les nombreuses armes disponibles (il est possible de ramasser les armes des morts).Améliorables par le biais de points de succès gagnés en remplissant des « achievements » (tirs à la tête, attirer des ennemis, rester discret etc.), vous pouvez sélectionner ces armes (du pistolet automatique au fusil à pompe) par le biais de coffres disséminés dans les niveaux, puis nettoyer les cartes dans un déluge de feu et de sang (et attention, ça gicle !).

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Un des rares bugs de collision du jeu.

Mais méfiance car Sam a beau être résistant, une rafale bien placée aura souvent raison de ses velléités guerrières ! Il faut donc planifier avec soin la manière de mettre les IA hors de combat. IA qui, si elle arrive à s'en sortir lorsqu'elle connait votre position (contournement, lancé de grenades etc.) a un peu trop tendance à se laisser facilement berner. On aurait aimé un comportement se rapprochant de celui des Réplicants de  F.E.A.R. Mention spéciale toutefois en ce qui concerne l'ambiance dégagée par les dialogues des adversaires. En effet, ils parlent entre eux, vous apostrophent (souvent en utilisant des noms d'oiseau) et on peut même percevoir leur stress lorsqu'ils doivent recharger ou qu'ils ont perdu votre trace.

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Malte, le feu d'artifice avant celui provoqué par vos soins !

Cinéma cinémaaaa, tchi tchaaaa !

Et pour mettre tout cela en scène, ce sont les grands moyens qui ont été utilisés : cinématiques percutantes, narration omniprésente et techniques cinématographiques à la mode (insertion des titres et objectifs dans le décor, un peu comme dans les films Max Payne et Batman: The Dark Knight). En parlant de Max Payne, on retrouve un peu l'esprit du détective new yorkais dans le comportement et l'état d'esprit de Sam. L'ambiance est lourde, noire et tout est fait pour sublimer les émotions du héros (et par la même, du joueur). La bande originale est bien adaptée et on a l'agréable surprise d'entendre certains morceaux connus lors de scènes dramatiques. Le jeu fait la part belle à l'utilisation de flashbacks successifs jusqu'au niveau final, apothéose du jeu, et on a même droit aux aventures de Sam en Irak de nombreuses années en arrière, occasion de se la jouer bourrin durant quelques minutes en incarnant Vic, le chef de peloton de l'époque, ça détend !

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L'épisode irakien donne lieu a de belles action de tir...

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...et a des scènes choquantes.

Sauver le monde à deux, c’est possible.

Ici, pas de carte regroupant 64 joueurs, pas de capture de drapeau ni de tickets à la Battlefield. Le multi-joueurs de Conviction a été développé pour deux joueurs et se compose de deux grandes parties.

Dans la première partie, Ubi Soft a la bonne idée de nous faire jouer le prologue de l'épisode solo. Accompagné de l'agent du Voron (renseignements russes) Kestrel, Fisher se rend en ex-URSS afin de retrouver quatre bombes à impulsion électromagnétiques avant qu'elles ne soient vendues au marché noir. Ainsi, accompagné d'un ami, vous progressez au travers des niveaux en utilisant tous les atouts de votre équipement Hi-Tech en plus de pouvoir monter de véritables embuscades ! Faute de temps (la version Xbox360 ayant été envoyée à la place d'une version PC, ce qui parait peu logique lorsqu'on correspond avec PC4WAR...) et d'amis possédant le jeu, nous n'avons pas pu tester cette campagne, mais les échos émanant de la communauté sont plutôt bons.

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Même captif, Fisher ne perd pas le nord !

La seconde partie, opérations spéciales, est scindée en plusieurs types de jeu :

-Chasseur (solo ou à deux) consiste à éliminer 10 ennemis en progressant dans un des 6 niveaux,

-Infiltration (solo ou à deux) vous propose d'éliminer tous les ennemis sans vous faire repérer, un repérage ajoutant 10 nouveaux adversaires, il convient d'être très discret !

-Survie (solo ou à deux) vous place en défense près d'une bombe EMP et il vous faut survivre le plus longtemps possible.

-Duel (deux joueurs) vous oppose cette fois-ci à votre partenaire de jeu en plus de l'IA, le but étant d'utiliser les ennemis pour se débarrasser de l'adversaire, soit en les rabattant vers lui, soit en le repoussant vers eux.

Les 6 environnements présents pour le moment permettent d'éviter la lassitude, et même si l'IA est parfois un peu stupide, l'excitation et l'immersion apportées par ces différents modes de jeu sont un plus non négligeable à Conviction.

Notez la possibilité de personnaliser votre agent secret à l'aide de tenues de combat et de tout l'armement disponible que vous pouvez améliorer à loisir comme dans la campagne solo pour l'adapter à votre style de jeu (silencieux, chargeurs haute capacité, amortisseurs de crosse, lasers d'aide à la visée etc.)

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Vous pouvez vérifier l'occupation d'une pièce avant de vous y engager.

Une technique presque sans failles.

Malgré ce qu'on peut lire sur certains sites sur la gourmandise du jeu, nous n'avons pas subi de saccades ou de bugs majeurs durant le test, à part sur le début de certaines cinématiques, mais rien de bien méchant. Avec un processeur dual core E8500, 4 Go de mémoire et une Geforce GTX285 le jeu ne descend pas en dessous de 30 images/seconde sous Win7, avec bien entendu tous les détails au maximum sur un écran 22 pouces. Et autant dire que Conviction est magnifique ! La finesse et la variété des environnements sont sublimées par des effets de lumière de toute beauté contribuant grandement aux phases d'infiltration. Les animations sont très réussies et les expressions des visages et les animations labiales font partie de ce qui se fait de mieux en ce moment, ajoutant encore un peu plus à l'aspect cinématographique du jeu. L'interface est discrète et bien étudiée, pas de surplus d'information et surtout rien qui vient perturber le champ de vison pendant le jeu. L'ambiance sonore est également soignée et les possesseurs de systèmes 5.1 seront comblés par la localisation parfaite des bruits alentours. La musique s'insère avec naturel dans l'histoire mais  certains passages un peu forts couvrent un peu trop l'action en cours. Quant à la localisation française, c'est un travail de doublage de qualité qui a été réalisé, avec des dialogues qui sonnent juste et une équipe d'acteurs dont les voix ne vous seront certainement pas inconnues, on est à des années lumières des accablantes versions françaises que l'on trouve souvent. Terminons par le contrôle de notre Sam Fisher. Même si le pad est conseillé, il faut avouer que les commandes du clavier sont intuitives et il est vraiment facile et plaisant de faire évoluer le personnage au long des différents niveaux. 

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Un peu d'auto-promotion ne fait jamais de mal, et puis quoi de plus mignon qu'un lapin crétin ?

DRM = MDR !

Rejoignons Julien Lepers pour son fameux quizz :

- Eeeet top : je suis un système de protection pénible qui oblige à jouer en étant connecté à Internet. J'ai mobilisé du temps, du personnel et de l'argent. Je dissuade les joueurs honnêtes d'acheter des jeux et je me suis fait cracker en une semaine, je suis ? Je suis ?

- Facile ! Le système "révolutionnaire" de protection d'Ubi Soft consistant à  vérifier que vous êtes en permanence connecté au Net et à stocker vos sauvegardes sur les serveurs de la compagnie, en plus, bien entendu, d'avoir entré au préalable un numéro de série. Fausse bonne idée car en plus de ne pas empêcher le piratage, il l'encourage car une fois de plus ce sont les joueurs honnêtes qui sont pénalisés. En effet, si vous avez la moindre défaillance sur votre ligne ou si vous partagez votre connexion, le jeu se met en pause et affiche un message d'erreur, sympa quand on est plongé dans l'action !

Loin de nous l'idée de donner des leçons à qui que ce soit, mais à part exciter les groupes de hackers qui font la course pour savoir qui contournera le système le plus vite, ce genre de protection risque a contrario de rebuter des clients potentiels et de les pousser au "crime". Qui accepterait en effet de débourser 50 Euros pour ne pas pouvoir jouer en solo où et quand bon lui semble ? Surtout que d'autres systèmes ont prouvé leur relative efficacité...

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Les objectifs sont indiqué avec des effets cinématographiques à la mode.

Le jeudi, c'est gratuit.

Mais soyons fair play, Ubi Soft assure sérieusement le suivi de ses produits et il reste possible qu'une fois le pic d'achat passé, un patch vienne désactiver cette fonction. De plus, à l'heure des DLC (contenu téléchargeable) payants à tout bout de champ, l'idée de proposer un supplément gratuit chaque jeudi depuis la sortie du jeu est vraiment la bienvenue ! Ainsi, chaque semaine une nouvelle carte, arme, tenue ou un nouvel accessoire est disponible par le biais du menu principal de Conviction et ces DLC peuvent être utilisé en mode multi-joueurs ou défi specops. Les premiers contenus téléchargeables étoffaient  l'arsenal de Sam  avec le pistolet mitrailleur MP7, le Famas G2 et une mine anti-personnel.

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Les phases d'interrogatoire, passage obligé à la collecte d'informations.

To buy or not to buy ?

Si vous êtes fan d'action et d'infiltration, Splinter Cell Conviction est un bon jeu. Un très bon jeu même. Rythmé, magnifique et apportant un renouveau bienvenu dans la série, la faible durée de vie de sa campagne solo (entre 6 et 8 heures) est compensée par la présence du mode solo/multi "défi specops" et par la campagne multi-joueurs. Il est cependant dommage qu'à l'heure des discours écolo (moins de pages dans les manuels pour sauver des arbres, voir pas de manuel du tout…) les économies réalisées par les éditeurs ne soient pas répercutées sur les acheteurs, ce qui permettrait de vendre plus. Ajoutez à cela l'obligation de jouer en étant en permanence connecté sur Internet et Conviction perd une belle occasion de rafler un 9/10 dans nos pages…

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Les cinématiques contribuent grandement à l'ambiance du jeu.

Note : 8/10

Qualités :

-Réalisation technique.

-Ambiance cinématographique.

-Possibilité de choisir de jouer action ou infiltration.

-Le multi-joueurs intéressant.

Défauts :

-Système de protection.

-Campagne solo un peu courte même en mode difficile.

-Pas de Ding Chavez.

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Oups ! Il a glissé !

 

Configuration minimale :

-Connexion internet permanente.

- Processeur dual core (Intel 1,8GHz, AMD X2 64 2.4Ghz ou plus rapide).

- 2Go de mémoire vive.

- Carte graphique compatible shader 3, 256Mo de ram (geforce 7900gt, ATI X1800 ou plus rapide).

- Windows XP/Vista/7.

- 10 Go d'espace disque.

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Effectuer certaines action rapporte des points pour acheter des améliorations.