Review écrite le 5 mai 2012

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Hello,

Ah, le gaz !

Le gaz, mes amis, ça est bonheur !

Le gaz, ça est façon de jouer obligatoirement intelligente avec ses 30 coups par chargeur.

Le gaz, ça est plaisir d'une mécanique qui se rapproche du RS.

Le gaz, ça est kikitoudur lorsque la culasse frappe le buffer pour vous transmettre cette secousse réconfortante au creux de l'épaule (oui, même toi et ton scolopendre-bilatéral déséquilibré Billou )


Mais bon, le gaz, c'est aussi l'obligation d'un entretien courant d'environs 5 minutes, l'achat de bouteilles, de chargeurs parfois hors de prix qui parfois fuient et surtout, la frustration ultime pour les rafaleurs fous qui ne peuvent pas arroser les buissons d'un jet de 150 billes d'un seul coup "pour voir si ça touche le mec" !

Du coup je sais plus ce que je voulais dire...






Ah oui, une review, une de plus ! Et cette fois on va parler de GBBR, gaz blowback rifle pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, et plus particulièrement du G36 C de VFC repacké par Umarex (détenteur des droits Heckler & Koch).


Je remercie la boutique Centre-airsoft ( www.airsoft-centre.com ) pour le prêt de la réplique (en promo actuellement à 339€ au lieu de 415€)

Aller, c'est parti, amis de la review, la review nous appelle !


Aparté RS :

Pour ceux que ça intéresse, Wikipedia

La boite et son contenu :

Classique chez Umarex, les répliques HK sont enfermées dans une boite cartonnée noire comportant le logo du fabricant allemand et son slogan "no compromise".



Le G36 C (pour compact) est bien emballé dans un plastique et calé par du carton et de la mousse.

Dans la boite on trouve le strict minimum :

-La réplique, 2.5 kg sur la balance et un petit 72 cm de long.

-Un manuel

-Un BB loader

-Un chargeur




Les organes de visée :

A l'arrière de ce G36 on trouve un œilleton rabattable à deux positions en fonction de la distance d'engagement (le petit est quasi-inutile pour l'airsoft)

Le bloc arrière est amovible.



A l'avant, c'est un cran de mire également amovible qui tient à l'aide d'une goupille fendue.



La prise de visée est intuitive mais la présence d'un rail Picatinny sur la poignée garde-mains permet de placer n'importe quel organe d'aide à la visée standard.

Marquages et détails divers :

Spécialiste des marquages en carton, Umarex ne déroge pas à la règle et prouve que rien ne sert d'acheter une licence si c'est pour rajouter des trucs bidons sur les répliques...

Côté gauche c'est correct, on retrouve les marquages HK avec un numéro de  série unique.



C'est côté droit que ça part en live, avec l'ajout d'un "cal 6mm bb" et du sempiternel rappel qu' Umarex détient les droits de distribution de HK pour l'airsoft.

Heureusement, ça ne se voit pas trop.






Le cache-flammes spécifique du G36C est fidèlement représenté.



Le sélecteur de tir est ambidextre. Ses marquages sont de bonne qualité et le passage d'une position à l'autre est ferme, sans jeu.



La crosse pliante n'a également aucun jeu, que ce soit en position ouverte ou fermée.

Le loquet de verrouillage s'actionne avec une bonne poussée, ça respire la solidité comme l'ensemble de la réplique.






Le chargeur :

C'est là que le bât blesse !

Malchance sans doute car je n'ai retrouvé le souci sur aucun autre feedback, mais là, après avoir mis 12 billes, ça bloque, et si on insiste, le téton s'enfonce bien mais ne revient pas, de ce fait, les billes ne remontent pas. J'ai donc cherché à savoir d'où ça venait.

En soit, le chargeur est de bonne qualité, marquages corrects, comptez environs 65 euros pièce en Europe, 55$ dans les shops asiatiques pour un chargeur.

C'est souvent un frein chez les joueurs souhaitant essayer le gaz...





Corps en métal qui reproduit les munitions, coque externe en plastique transparent bien solide, démontons-le pour voir ce qui cloche !

En premier lieu, il suffit de défaire les deux vis 6 pans du haut du chargeur et le talon de chargeur.



On peut alors retirer la coque extérieure.



Gros plan sur le système de "bolt lock", c'est à dire que lorsqu'il n'y a plus de billes dans le chargeur, la culasse reste bloquée vers l'arrière, impossible de tirer à vide donc.

Cette fonction est désactivable par l'intermédiaire d'un petit switch sur le haut du chargeur (utile pour faire des ters de fonctionnement à vide).



On peut ensuite retirer le couloir des billes.



Comme on peut le constater il est composé de deux parties, hors, sur ce chargeur, il n'y a pas de tétons qui permet de bien maintenir les parties entre elles, du coup elles ont tendance à se chevaucher et le passage de l'ergot du poussoir à billes reste bloqué.

Une simple goutte de superglu peut résoudre durablement le problème car une fois en place, plus rien ne Bougera.

Au remontage, un petit contrôle des valves (percussion et chargement)



Démontage :

On est en présence d'un GBBr, donc démontage aussi simple que le modèle RS !

Une goupille à l'avant pour démonter le garde-mains, une au milieu eu une à l'arrière pour démonter le puit de chargement et la partie mécanique.



Détail sympa, comme sur le vrai, on peut placer les goupilles sur la crosse pour éviter de les égarer !

Et voilà !



Simple comme bonjour !

On constate que la partie "trigger group" (bloc détente) est composée de pièces en plastique et en alliage, espérons que ça tienne sur le long terme, mais en cas de casse les pièces détachées sont disponibles chez VFC.

Pour ceux qui voudraient un mode "burst", il est également possible d'adapter un trigger group alternatif disponible dans le commerce.



Le bloc comprenant le ressort d’amortissement (buffer), ainsi que la tige quide et le ressort récupérateur de la culasse.



Et la culasse, élément le plus important de la réplique.



Composée d'un nozzle à moitié plastique et à moitié alliage, il faut espérer qu'il soit plus solide que les premières mécaniques de M-4 VFC.



Pour l'enlever du bloc culasse, il suffit de détacher le guide de nozzle (en acier) et de dévisser une vis 6 pans à l'arrière.




Je ne suis pas allé jusqu'au démontage de la valve, il doit cependant être possible de monter un régulateur de puissance comme sur les excellents MP5 de la même marque.

Une vue de la culasse dans la réplique



Et attardons-nous quelques instants sur le système d'emprunt des gaz, fidèlement représenté avec son piston, sa tige et son ressort.

C'est le même système qui a été utilisé pour le HK416 et sur l'évolution su L85 britannique.




Le hop-up est réglable à l'aide d'un petit coulisseau cranté.



Le joint de hop up ressemble au modèle en W de chez PDI, nous verrons s'il fait son office lors des tests de tir.

Ici, la chambre de G36, elle aussi en alliage




ATTENTION :

Le démontage du canon est rendu difficile par la présence d'une pièce qu'il faut dévisser, mais cette pièce possède un profil spécifique. VFC/Umarex ne fournissant pas l'outil dans la boite, je n'ai pas voulu tenter le diable pour démonter.



Je n'ai donc pas pu vérifier la compatibilité avec les joints et canons d'AEG.


Tests de tir :

Lors de mes tests j'ai utilisé des billes de 0.20g Kyou et du propane (équivalent au green gaz).

Chrony Xcortech 3200

Puissance moyenne sur 10 billes :  385 FPS

Les premiers tirs sont à plus de 410 puis cela se stabilise, mais c'est trop puissant d'origine pour jouer en full, et limite pour le semi. Il faudra donc passer par la case NPAS (valve de réglage de puissance) ou tenter un gaz moins puissant.

Cadence de tir : 11.6 billes/seconde.

De quoi vider un chargeur en moins de 3 secondes !

Je vous conseille de ne pas utiliser de gaz déjà lubrifié, à part pourrir votre canon et votre joint et obtenir des performances pitoyables vous n'en tirerez rien.

Un bon entretien après chaque partie (nettoyage/graissage) fera largement l'affaire.

Parlons-en du graissage ! Il faudra impérativement nettoyer le canon et le joint à la réception de la réplique, lors des premiers tirs le hop up étant inefficace et la portée digne d'un mauvais spring !

Une fois nettoyé, les billes avaient une belle trajectoire et la portée flirtait avec les 45 mètres !


Customisation :


Il existe un kit pour transformer ce G36C en G36K, plus ancien. Comptez 70€ pour ce kit.

Il est également possible d'adapter des rails sous et sur les côtés du garde-mains.

Pour ma part, je lui trouve déjà une bonne bouille avec un Eotech et un module Peq-16







Conclusion :

Cette réplique VFC est de très bonne qualité au niveau des matériaux, on dirait presque le polymère du vrai !

La crosse et son attache semblent très solides et aucun jeu ni grincement ne vient noircir le tableau.

Faut-il privilégier le modèle VFC au modèle WE ? Je ne saurais le dire, n'ayant pas le recul nécessaire pour apporter une réponse sérieuse.

Cependant, si la mécanique VFC tient le coup et que l'adjonction d'une valve de réglage est faisable comme sur le MP5, on a à faire à une très bonne réplique à gaz.

N'étant pas grand fan du G36 j'adhère peu au look de la réplique et trouve que de si gros chargeurs ne sont pas très pratiques à emporter sur le terrain (surtout s'il en faut 8 !), mais les amoureux de ce modèle trouveront là une des meilleures reproductions de G36C disponible.


J'aime :

-Matériaux de bonne qualité
-GBBr !
-Pas besoin de fiabiliser le hop-up pour que ce soit jouable.
-Entretien facile.
-Démontage simple.


J'aime pô :


-Marquages Umarex.
-Le prix.
-Le prix des chargeurs.
-Le souci de remontée des billes (cependant je suis quasi-certain d'avoir à faire à un cas isolé).
-La puissance d'origine.