article écrit en mars 2012

Combat Mission : Battle for Normandy.

Commonwealth Forces.  Par John Kelly.

Genre : Wargame temps réel ou tour par tour.

Développeur/Distributeur : Battlefront

Site officiel : www.battlefront.com

Continuant sur la logique commerciale adoptée en 2007 avec CM :Shock Force, Battlefront nous gratifie du premier des trois modules prévu pour Combat Mission : Battle for Normandy, mettant en scène les troupes du Commonwealth (CW). Doit-on pour autant obligatoirement dépenser les 35$ nécessaires à l’acquisition de ce contenu additionnel ?  La réponse en fin d’article.

Un module plein à craquer.

Ce qui donne le sourire malgré tout lorsqu’on découvre CW pour la première fois, c’est la quantité de nouveau contenu qui nous est offerte. Ce ne sont pas moins de 25 nouveaux scénarios qui viennent s’ajouter à la liste, mettant en scène la plupart des nouvelles unités des nations et armes proposées (Grande-Bretagne, Canada, Pologne côté allié ; troupes SS et de la luftwaffe côté allemand… et non, toujours pas de paras !) mais surtout deux campagnes complètes, une pour chaque camp.

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Le Firefly élèvera certainement le débat face aux chars allemands.

« The Scottish Corridor » nous fait revivre l’opération Epsom (fin juin 1944) au travers de 14 scénarios mettant en avant deux unités britanniques : le 9th Cameronians et le 2nd Argyll and Sutherland Highlanders (mais prenez garde, ils ne sont pas immortels !). La campagne introduit un système de difficulté dépendant directement des scores  obtenus lors de missions clés : si vous obtenez une victoire majeure, le niveau augmente automatiquement, si vous échouez, le niveau baisse !

« Kampfgruppe Engel » nous propulse dans les bottes d’un officier allemand devant faire ce qu’il peut avec ce qu’il a lors de la bataille de la poche de Falaise du 16 au 21 août 1944. Cette campagne de 8 missions découpée en trois actes propose un challenge intéressant (j’y ai passé deux nuits blanches !) par le biais de renforts parcimonieux et surtout vous fait affronter les différentes troupes alliées du jeu. Nonobstant, il est dommage que la possibilité de jouer les campagnes en multi-joueurs reste inaccessible car même si l’IA peut parfois s’avérer redoutable on a tôt fait de comprendre comment la contrer.

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Une attention particulière a été portée sur les briefings.

Le point commun de quasiment toutes les missions du jeu est le soin apporté aux briefings, que ce soit au niveau des descriptions que des supports visuels, les concepteurs ont réellement travaillé cet aspect important, mais bien entendu, rien n’est en français et il faudra sans doute compter sur la communauté pour proposer des traductions…

Ce qui frappe également, c’est l’impression de réalisme des cartes. Là ou on avait parfois l’impression dans CM :BN d’avoir des amas de maisons « au petit bonheur la chance » pour représenter les villages français se dressent désormais des agencements crédibles et une utilisation un peu moins systématique de grands labyrinthes de bocage. On se croirait vraiment sur le terrain et on sent que certains sites web de photos aériennes ont été largement consultés pour concevoir certaines cartes !

Les 150 nouvelles cartes de bataille rapide semblent également avoir été conçues avec un peu plus de logique, même si on préférera souvent les productions de qualité proposées sur les différents sites dédiés.

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Globalement, les cartes sont plus cohérentes pour le front normand.

 

Le patch 1.10.

La sortie d’un module est toujours accompagnée d’une mise à jour du moteur de jeu. Passant de 1.01 à 1.10, on pourrait imaginer de gros changements mais la liste est moins impressionnante que ce qu’on aurait pu attendre. Cela dit, bon nombre de problèmes ont été réglés, lissant encore un peu plus un moteur de jeu accusant déjà cinq ans. Globalement, le comportement des soldats  a subit quelques changement, que ce soir au niveau des traversées de pont, parfois problématiques, de la gestion du ravitaillement par l’IA ou même l’utilisation enfin efficace des charges de démolition contre les véhicules à portée. Mais les créateurs de cartes n’ont pas été oubliés, exit les barbelés qui ne gardent pas leur orientation à chaque prévisualisation ! Les troupes se déploieront par défaut automatiquement sur une zone de placement, et déplacer un objet sur la vue en 3D se fait désormais plus facilement (alt+clic pour sélectionner l’objet et second clic pour replacer l’objet). Enfin, parmi toutes les améliorations, la gestion de la RAM a été revue pour éviter les crashes et pouvoir enfin gérer jusqu’à  4 gigas de mémoire vive. Même s’il est toujours plus agréable de jouer contre un adversaire humain, il est plaisant de voir les réactions de l’IA s’améliorer au fil des patches.

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Quelques blindés s'invitent également côté allemand.

Oui mais 35$ quand même !

Certes, on peut se poser la question de savoir si l’achat d’un module est vraiment indispensable. Bien entendu la réponse est non, car comme à l’accoutumée personne n’est laissé pour compte et les joueurs désirant se contenter du jeu de base n’auront aucun problème pour continuer leurs parties avec les acheteurs du module dès la sortie du patch 1.10. Cependant, il serait dommage de se priver d’un contenu de qualité offrant tant de nouvelles perspectives, car pour moins de 30 Euros vous avez accès à un tout nouveau jeu. Cette première extension est une véritable bouffée d’air frais pour tous ceux qui ont fait le tour du contenu de CM : BN et qui n’aspirent qu’à prolonger l’expérience de jeu. Et dans ce domaine, Commonwealth Forces rempli parfaitement son objectif. Seules les batailles rapides mériteraient un peu plus de flexibilité car il est pour le moment impossible de combiner différentes forces lors de l’achat des troupes, oubli impardonnable de la part de BFC.

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Les paras britaniques sont de la partie.

Note : 4/5

Les + :

-Contenu conséquent.

-Qualité des scénarios et des cartes.

-Suivi continuel du jeu.

Les - :

-Grande absence des paras allemands.

-Système de bataille rapide encore perfectible.

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Les soldats de la SS sont équipés de l'uniforme camouflé.